# Ariary, change et argent liquide dans le Nord

> Payer dans le Nord de Madagascar : l'ariary, où changer des euros, retirer au distributeur à Diego Suarez et Nosy Be, carte bancaire, liquide à prévoir pour la brousse.

Publié le 4 novembre 2026 · Par Sitraka Rabemananjara (https://hotels-diego.com/author/sitraka/) · Préparer son voyage (https://hotels-diego.com/category/preparer-son-voyage/)

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Le premier réflexe à avoir, c'est celui-ci : dans le Nord, l'argent se compte en billets. La carte bancaire marche dans certains hôtels et quelques commerces de Diego Suarez ou de Nosy Be. Pour le reste, le taxi, la gargote, le marché, le guide du parc, le pourboire, c'est du liquide, et c'est de l'ariary.

Rien de compliqué, à condition de s'organiser un peu avant de quitter la ville.

## L'ariary, en deux mots

La monnaie de Madagascar est l'ariary, code MGA. Vous verrez parfois des prix en « francs » dans la bouche des plus âgés : c'est l'ancienne unité, et la conversion se fait de tête chez ceux qui l'utilisent encore. Si on vous annonce un prix qui paraît cinq fois trop élevé, demandez poliment s'il s'agit d'ariary ou de francs. Ça arrive.

Le cours de référence est publié par la banque centrale, la [Banky Foiben'i Madagasikara](https://www.banky-foibe.mg/). Il bouge : je ne vous donne pas de chiffre, il serait faux le jour où vous lirez ces lignes. Regardez-le la veille du départ pour vous faire une idée.

## Changer des euros

L'euro est la devise la plus simple à changer dans le Nord. On le fait dans les banques et les bureaux de change de Diego Suarez et de Nosy Be, et parfois à l'hôtel, à un taux en général moins bon.

Quelques habitudes que j'ai prises :

- J'apporte des billets propres et en bon état. Un billet déchiré ou annoté peut être refusé.
- Je compte devant le guichet, billet par billet, avant de partir. Les liasses d'ariary sont épaisses, on se trompe vite.
- Je garde le reçu de change, au cas où.
- Je n'échange jamais dans la rue avec quelqu'un qui m'aborde, même à un taux « exceptionnel ».

### Lire le taux affiché au guichet

Un bureau de change affiche deux colonnes, l'achat et la vente. Vous apportez des euros : c'est le taux auquel le bureau achète l'euro qui vous concerne, le moins favorable des deux pour vous. Comparez-le au cours publié le jour même par la banque centrale. L'écart, c'est la marge du changeur, et il varie d'un guichet à l'autre dans la même rue.

Demandez aussi s'il y a une commission en plus du taux. Certains bureaux affichent un bon taux et ajoutent des frais fixes au moment de compter. Pour une petite somme, ces frais pèsent lourd : mieux vaut changer moins souvent, des montants un peu plus gros, que passer au guichet tous les deux jours.

## Retirer au distributeur

Les distributeurs existent en ville, à Diego Suarez comme à Nosy Be. Ils délivrent des ariary. Deux limites à garder en tête : le montant maximal par retrait peut être bas, et votre banque peut prélever des frais à chaque opération. Renseignez-vous auprès d'elle avant de partir, et prévenez-la de votre voyage pour éviter un blocage de carte.

Un distributeur peut aussi être vide ou en panne un jour donné. Je ne compte jamais sur le dernier distributeur avant de partir en brousse : je retire la veille, en ville, tranquillement.

Quand j'ai le choix, je retire à un distributeur installé dans une agence bancaire, aux heures d'ouverture. Si la machine garde la carte, quelqu'un peut intervenir le jour même. Un distributeur isolé, le soir ou le week-end, c'est une carte qui risque de rester dedans jusqu'au lundi. Et je note le numéro d'opposition de ma banque ailleurs que dans mon portefeuille.

## La carte bancaire, où elle passe

Dans les hôtels d'un certain niveau, quelques restaurants et certaines agences, la carte est acceptée, parfois avec un supplément. Demandez avant de consommer, pas au moment de payer. Dans les petites guesthouses, les gargotes et pour les excursions avec des guides indépendants, comptez sur le liquide.

Pour choisir son hébergement selon son budget, voyez notre guide pour [dormir à Diego Suarez](/ou-dormir-a-diego-suarez-choisir-sa-gamme-son-quartier-sa-vue/) ; le mode de paiement accepté est une bonne question à poser au moment de réserver.

## Combien garder sur soi

Je ne donne pas de montant, il dépend trop de votre façon de voyager. Je vous donne plutôt ma méthode.

Avant une journée en brousse, je fais la liste de ce qui se paie sur place : le transport, l'entrée du parc et le guide, le repas, les boissons, un pourboire. Les tarifs des parcs sont publiés par [Madagascar National Parks](https://www.parcs-madagascar.com/), je les vérifie. J'ajoute une marge pour l'imprévu, un pneu crevé, une nuit de plus parce que la piste est coupée. Le reste reste à l'hôtel, dans le coffre s'il y en a un.

Pour une estimation plus globale du budget, notre article sur [ce que coûte vraiment un voyage dans le Nord](/combien-coute-vraiment-un-voyage-dans-le-nord-de-madagascar/) détaille les postes de dépense.

## Les petites coupures, le vrai trésor

Le problème le plus fréquent n'est pas de manquer d'argent, c'est de manquer de monnaie. Un gros billet tendu au chauffeur de taxi ou à une vendeuse de mangues pose souvent problème : elle n'a pas de quoi rendre.

Je fais donc de la monnaie dès que je peux : en payant un repas au restaurant de l'hôtel avec un gros billet, en achetant de l'eau dans une épicerie bien achalandée. Je garde les petites coupures dans une poche à part, les grosses ailleurs. Au marché, tout se passe mieux.

## Sécurité : du bon sens

Diego Suarez n'est pas une ville où l'on se fait détrousser à chaque coin de rue, mais je ne sors pas en exhibant une liasse. Je répartis l'argent entre plusieurs poches, je ne compte pas mes billets en pleine rue, et je laisse le gros de la somme à l'hôtel. Pour les conseils de sécurité à jour, la référence reste la page [Conseils aux voyageurs de France Diplomatie](https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/madagascar/).

## Avant de repartir : les ariary qui restent, et la douane

Le dernier jour pose toujours la même question : que faire des billets qui restent ? L'ariary se change mal hors de Madagascar, n'espérez pas le revendre facilement une fois rentré. Je fais donc mes comptes deux jours avant le vol. Le taxi pour l'aéroport, un dernier repas, les pourboires de l'hôtel. Ce qui dépasse, je le dépense sur place ou je le laisse en pourboire à ceux qui m'ont aidé pendant le séjour.

Côté malgache, la sortie de devises est contrôlée à l'aéroport, et on peut vous demander d'où vient l'argent que vous emportez. Les seuils et les justificatifs demandés évoluent : vérifiez-les avant le départ auprès de l'ambassade ou sur la page France Diplomatie citée plus haut, et gardez vos bordereaux de change jusqu'au retour.

Côté français, la règle est stable et publiée par la [douane française](https://www.douane.gouv.fr/demarche/vous-voyagez-avec-de-largent-liquide-especes-instruments-negociables-au-porteur-or-cartes) : tout transport d'argent liquide d'un montant égal ou supérieur à 10 000 euros, à l'entrée ou à la sortie du territoire, doit être déclaré. Les devises sont converties en euros au taux de la Banque centrale européenne pour savoir si l'on atteint le seuil. Peu de voyageurs partent avec autant. Mais quelqu'un qui compte payer tout un circuit en espèces peut s'en approcher plus vite qu'il ne l'imagine, et la déclaration se fait avant de passer la frontière, pas après.

## Les erreurs classiques

Partir pour la Montagne d'Ambre ou les Tsingy rouges avec une carte bancaire et vingt euros en poche. Confondre ariary et francs et payer cinq fois le prix sans le savoir. Changer tout son budget le premier jour, puis se promener avec. Attendre le dernier moment pour retirer, et tomber sur un distributeur vide un dimanche.

Rien de dramatique, mais à chaque fois une demi-journée perdue. Avec un peu d'organisation la veille, on n'y pense plus du séjour.

Les autres guides de la rubrique : [Préparer son voyage](/category/preparer-son-voyage/).

## À cocher avant une journée en brousse

- [ ] Retirer ou changer la veille, en ville
- [ ] Vérifier les tarifs du parc et du guide
- [ ] Faire de la petite monnaie
- [ ] Séparer petites et grosses coupures dans deux poches
- [ ] Laisser le gros de la somme à l'hôtel

Le guide suivant : [Combien coûte vraiment un voyage dans le Nord de Madagascar](https://hotels-diego.com/combien-coute-vraiment-un-voyage-dans-le-nord-de-madagascar/)


## Ce qu'on nous demande avant de partir

**Quelle est la monnaie de Madagascar ?**

L'ariary (code MGA). Le taux de référence est publié par la Banky Foiben'i Madagasikara, la banque centrale.

**Peut-on payer en euros ?**

Certains hôtels et prestataires touristiques affichent des prix en euros, mais au quotidien, au marché, en taxi ou dans les gargotes, on paie en ariary.

**Trouve-t-on des distributeurs dans le Nord ?**

Oui, dans les villes comme Diego Suarez et à Nosy Be. En dehors, n'y comptez pas : on part en brousse avec le liquide nécessaire.

**Faut-il changer avant de partir ?**

Ce n'est pas indispensable : on change ou on retire sur place. Prévoyez simplement de quoi payer vos premiers trajets à l'arrivée.

**Que faire des ariary qui restent à la fin du séjour ?**

Les dépenser ou les laisser en pourboire avant le vol : l'ariary se change mal hors de Madagascar. Gardez vos bordereaux de change jusqu'au retour, l'origine des devises peut être contrôlée à l'aéroport.
